01 Fév 2017
10 compétences de start-uppers

TOP 10 DES COMPÉTENCES

Perspicace, mobile, économe…Les capacités mises en œuvre par les start-uppers africains sont peu connues, donc peu exploitées par les grandes entreprises. Elles peuvent pourtant se révéler utiles. Ce billet s’attellera à établir une liste des 10 grandes qualités développées par les start-uppers africains dont ni les grands groupes ni les jeunes créateurs eux-mêmes n’ont réellement pris conscience.

1. Les start-uppers africains apprennent à innover dans un environnement hostile avec le budget minimum requis :(re)plongez-le dans un grand groupe, il lui fait économiser un budget monstre. Le start-upper connaît en effet les nouveaux outils et technologies pour faire des prototypes pas chers dans un fab lab, apprendre gratuitement avec un Mooc, acheter de l’espace de stockage à des prix accessibles, etc. Autant d’outils qui permettent de réduire le budget d’un projet, et donc de le développer plus rapidement, mais aussi d’utiliser des outils qui correspondent à de nouveaux usages.

2. Le start-upper valide son hypothèse avant de développer son produit: pour gagner du temps, il a appris à valider sa proposition de valeur avant de la développer. Il appelle cela «itérer». Et surtout, il co-développe son produit/ service avec son client. Une approche intéressante pour un grand groupe, mais dont il faut maîtriser les codes et l’état d’esprit.

3. Le start-upper africain sait identifier la valeur ajoutée essentielle sur laquelle se concentrer, celle qui génère de la traction, qui est scalable («qui peut passer à de très grandes échelles», mais aussi «qui peut bénéficier d’un effet de levier important»). Il sait abandonner une partie de son business malgré de bons résultats apparents parce qu’elle ne correspond pas à sa mission, et se concentrer sur 5% de son activité car c’est là qu’il veut aller, là qu’il fera demain la différence.

4. Le start-upper n’a pas peur de se remettre en question: il appelle cela «pivoter». Dans les grands groupes, ce pivot est encore redouté, parce qu’il est perçu comme un échec. Le start-upper sait pourquoi et comment pivoter, comment effectuer ce pivot rapidement, et enfin comment emmener ses partenaires – et donc une éventuelle hiérarchie – dans une nouvelle direction.

5. Le start-upper sait que ce n’est pas l’idée seule qui compte, mais la façon et la rapidité avec laquelle on la développe. Il a appris à trouver les raccourcis pour sortir le produit au plus vite, de la façon la plus efficace possible et en plaçant toujours l’utilisateur au centre de sa démarche.

6. Le start-upper est un obsédé de l’«expérience utilisateur». Il a une sensibilité très forte en termes de retour d’expérience. Contrairement au grand groupe, où la vision du produit est morcelée entre les équipes, le start-upper voit tout, c’est un maniaque du détail. Il développe une vision de tous les points de contact de son sujet, du packaging à ce qu’on ne voit pas, du ressort de l’émotion.

7. Le start-upper exerce des compétences métier ultra-spécifiques et nouvelles. A travers la création de son produit/service, il devient un expert dans le développement d’une communauté, dans la smart city («cité évoluée»), dans l’intelligence artificielle au service de la relation-client, etc. C’est même souvent lui qui crée ces nouvelles compétences professionnelles. Ses apprentissages peuvent être appliqués dans bien des domaines.

8. Le start-upper est à la pointe des solutions disponibles sur le marché. La concurrence qu’il affronte est si forte, et ses concurrents bien souvent tellement plus puissants que lui, qu’il doit toujours avoir une longueur d’avance. Sa capacité d’exploration est donc particulièrement importante et son pouvoir de recommandation inégalé.

9. Le start-upper africain aime partager ce qu’il vit, ce qu’il a appris. Biberonné à l’info, il fait partie d’une génération où le partage prédomine : partage de sa vie sur les réseaux sociaux, Moocs, «webinars» (séminaires Internet) à foison… Là où l’on protégeait autrefois son idée comme un trésor, aujourd’hui, on la confronte pour avancer très vite. Il a donc assez naturellement le goût du partage de sa propre expérience et de ses conseils.

10. Le start-upper africain est libre. Il n’a pas besoin d’une grande entreprise pour  vivre. Dès lors, son avis est particulièrement objectif et dénué de toute considération «politique » et hiérarchique, ce qui donne souvent lieu à des retours assez «cash» : le projet tel qu’il est défini fonctionne ou pas, les conditions de son développement sont celles-ci, que ça plaise ou non… Il ne s’encombre pas de broutilles, il veut que ça avance.

Source: Management réadapté par l’équipe digitale de BJKD.

janinekacoudiagou